Mercredi, Décembre 13, 2017

Le management de la SEM pour le respect du cadre de référence « Protéger, Respecter et Réparer » et de ses principes directeurs.

Le management de la SEM pour le respect du cadre de référence « Protéger, Respecter et Réparer » et de ses principes directeurs.

Libreville/Yaoundé 19 octobre 2017

Ils étaient 22 au total à bénéficier de l’atelier de renforcement des capacités sur les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Le personnel de la Société Equatoriale des Mines (SEM), une entreprise créée par décret présidentiel en 2011 pour faciliter le développement des ressources minérales du Gabon, s’est dit prêt à utiliser les principes directeurs pour mettre en œuvre le cadre de référence « protéger respecter et réparer » dans ses activités.

Dans le cadre de son programme sur les droits de l’homme et entreprises en cours dans la sous-région Afrique centrale depuis 2013, le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention du personnel de la SEM du 16 au 17 octobre 2017 à Libreville. Avec focus sur l’intégration des principes des droits de l’homme dans les activités d’exploitation des ressources naturelles au Gabon, cet atelier a exploré les différents types de problèmes liés aux droits de l’homme causé par les activités d’exploitation des ressources naturelles, qui doit, au contraire contribuer au développement des communautés. Le constat fait par les participants durant cet atelier a permis de poser les bases pour une prise en compte effective des droits de l’homme au sein de l’entreprise et dans ses activités et relations avec les communautés hôtes de leur site d’exploitation. Ces bases sont visibles dans les recommandations qu’ils ont formulées, ainsi que les décisions prises à la fin de l’atelier à savoir :

  • La désignation des points focaux droits de l’homme et genre au sein de l’entreprise ;
  • Le soutien du management à l’organisation et à l’élection d’un délégué du personnel de l’entreprise ;
  • L’élaboration et l’adoption d’une politique en matière de Responsabilité sociale de l’entreprise ;

En plus de ces recommandations, le Directeur Général a demandé le soutien continu du Centre en vue d’une mise en œuvre effective de ces recommandations, et la mise en place d’une communication régulière et des échanges réguliers entre la SEM et le Centre pour veiller au respect des droits de l’homme dans ses activités.

Ils ont dit… Le management de la SEM pour le respect du cadre de référence « Protéger, Respecter et Réparer » et de ses principes directeurs.

M. Rigobert IKAMBOUAYAT NDEKA. (Directeur Général de la SEM)

« La SEM est une jeune entreprise qui cherche à poser ses marques dans le domaine minier et nous apprécions le fait que vous vous intéressiez à nos activités et l’impact que celles-ci peuvent avoir sur les droits de l’homme. A nos jours, les entreprises ne peuvent plus ignorer les droits de l’homme, raison pour laquelle je partage avec engagement les principes proposés et attache une valeur importante à la promotion de ces principes au sein de l’entreprise afin de la rendre plus compétitive ».

M. Kanel ENGANDJA-NGOULOU (Représentant du Directeur de l’OIF pour l’Afrique centrale)

« La formation qui démarre aujourd’hui s’inscrit en droite ligne de la série d’initiatives conjointes déployées par l’OIF et le HCDH et qui visent notamment à mettre en œuvre des actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur du respect des droits de l’Homme dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles en Afrique centrale… l’OIF s’est fixée comme objectif de valoriser le rôle régulateur de l’État et de ses institutions dans la mise en œuvre effective des droits de l’Homme et des Principes directeurs des Nations unies. Il s’agit de promouvoir les principes universels et le cadre juridique international et, de sensibiliser et de former les acteurs francophones sur la responsabilité des entreprises en matière de droits de l’Homme (REDH) ».