Samedi, Novembre 17, 2018

Les Ambassadeurs de la sous-région Afrique centrale demandent plus d’appui et d’accompagnement du Centre

Les Ambassadeurs de la sous-région Afrique centrale demandent plus d’appui et d’accompagnement du Centre

Yaoundé 7 mai 2018

Yaoundé 7 mai 2018 - Réunis dans le cadre de la traditionnelle rencontre avec les chefs des missions diplomatiques des pays couverts par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’homme et la Démocratie en Afrique centrale, les ambassadeurs des pays de la sous-région représentés à Yaoundé, tout en reconnaissant les efforts faits pour appuyer les Etats dans la mise en œuvre des droits de l’homme, ont émis à nouveau le souhait de voir le Centre de plus en plus à leur côté pour renforcer davantage leurs capacités en matière des droits de l’homme. Tous les pays présents à cette réunion ont mis un accent particulier sur le renforcement, entre autres, des capacités de la société civile, des médias, des partis politiques, des forces de défense et de sécurité, les droits de l’homme dans les entreprises etc. afin qu’ils sensibilisent et accompagnent de façon permanente les détenteurs des droits, mais aussi les débiteurs d’obligations pour une meilleure prise en compte et respect des droits de l’homme dans la sous-région. Affirmant la nécessité pour les Etats de respecter les droits de l’homme dans le contexte de lutte contre le terrorisme, ils ont demandé au Centre en particulier et aux Nations Unies en général de prendre aussi en considération les menaces auxquelles font face les Etats, qui parfois sont obligés de dévier les ressources destinées aux projets sociaux (visant la réalisation d’un certain nombre des droits) pour les consacrées à la lutte contre les menaces terroristes.

Appui à l`Etat de mise en place du Mécanisme National de Prévention de la Torture MNP au Gabon

Ouvrant les travaux de cette rencontre, le Représentant régional du Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour l’Afrique centrale et Directeur du Centre M. Ahowanou Agbessi a remercié les ambassadeurs pour leur intérêt aux activités du Centre, tout en appelant à un soutien constant et une coopération continue afin de lui permettre de bien jouer son rôle. Il a également présenté les résultats obtenus en 2017 et les défis rencontrés, ainsi que les perspectives pour les années 2018 et 2019. Il a promis de solliciter des rencontres bilatérales avec les ambassadeurs (après la retraite de planification du bureau prévue les 8 et 9 mai 2018), afin de leur présenter et de discuter les actions prévues par le Centre dans leurs pays respectifs courant 2018 et 2019.

Prenant la parole au cours des travaux, le Coordonnateur résident et humanitaire du Système des Nations Unies au Cameroun Mme Allegra Maria Del Pilar Baiocchi a insisté sur le principe de droits de l’homme avant tout. Elle a exprimé son soutien pour davantage de renforcement des capacités des acteurs clés au niveau des Etats, de la société civile, tout en précisant que la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la radicalisation commence par la mise en place d’un système de redevabilité fiable et la lutte contre les injustices à tous les niveaux de la société. Elle a prié les Etats membres d’éviter toute diabolisation du thème ‘droits de l’homme’, soulignant ainsi la responsabilité première de l’Etat à protéger, respecter et réaliser les droits de l’homme.

« La sous-région n’a pas peur des droits de l’homme, par contre, nous sommes ouverts et prêts à renforcer nos capacités afin de faire encore mieux. Les difficultés sont énormes mais nous avons besoin d’appui technique pour améliorer la situation », déclare à son tour Mme Mballa Cécile, Directrice des Nations Unies au Ministère des Relations Extérieures du Cameroun. A la fin de la rencontre, les ambassadeurs ont demandé au Centre de multiplier ces rencontres ; de créer des synergies avec d’autres acteurs (société civile, médias, parties politiques…) pour plus d’actions d’éducation, de sensibilisation et d’information sur les droits de l’homme ; de vulgariser davantage les documents sur les droits de l’homme dans les pays de la sous-région afin de mieux enrichir non seulement les débats futurs, mais aussi en vue des activités à initier au niveau des pays.