Vendredi, Septembre 21, 2018

FORMATION DES HAUTS REPSONSABLES POLITIQUES SUR LES DROITS CIVILS ET POLITIQUES ET LE ROLE DES ACTEURS EN PERIODE ELECTORALE

ATELIER DE FORMATION DES HAUTS REPSONSABLES POLITIQUES SUR LES DROITS CIVILS ET POLITIQUES ET LE ROLE DES ACTEURS EN PERIODE ELECTORALE

Yaoundé, le 31 juillet 2018

Le CNUDHD-AC a apporté sa contribution à cette initiative de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), et en partenariat avec l’Ecole Politique et Citoyenne de Yaoundé (ECPY).

7 Aout 2018 - L’atelier en question s’est tenu le 31 juillet 2018 à l’Assemblée Nationale. La séance d’ouverture a été présidée par le Premier Président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, l’Honorable Hilarion ETONG.

L’objectif principal de cet atelier de formation a été de « renforcer les capacités des leaders en matière de droits civils et politiques et à nourrir la réflexion sur leurs rôles et responsabilités en période électorale. » Les travaux qui se sont déroulés sur une journée ont permis de sensibiliser les participants sur les besoins des groupes spécifiques dans le processus électoral, en particulier les minorités, les populations autochtones, les personnes handicapées, les jeunes et les femmes.

Les représentants des institutions suivantes ont pris part à cette activité : le Parlement (députés et sénateurs), les ministères et les forces de défense et de sécurité, ainsi que Elections Cameroon (ELECAM), le Conseil National de la Communication, et la société civile.

La session d’ouverture de l’atelier de formation a été marquée par les interventions du Président de l’ECPY, M. Vincent de Paul EMAH ETOUNDI, le Conseiller régional en Démocratie et Directeur a.i. du CNUDHD-AC, M. Abdoulaye Traoré, le Président de la CNDHL, Dr. Chemuta Divine Banda et le Premier Président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, l’Honorable Hilarion ETONG. Ces interventions ont souligné la nécessité pour les acteurs électoraux d’assurer un contexte électoral inclusif et pacifique. Le représentant du CNUDHD-AC a pour sa part fait référence aux recommandations des mécanismes des droits de l’homme des Nations unies et de l’Union Africaine en matière d’élections aux Cameroun. Ces recommandations mettent l’accent sur le besoin d’une meilleure participation des femmes dans la vie politique, de même que les populations autochtones, ainsi que le renforcement de l’indépendance d’ELECAM.

Monitoring Human Rights in business activities: Cameroon’s National Human Rights Commission staff review techniques

A l’issue de cet atelier de formation, les participants ont formulé des recommandations qui portent sur les aspects suivants du processus électoral : l’engagement des acteurs électoraux pour un processus électoral sans violence, et fondé sur le respect des droits civils et politiques ; la mise en place d’un code électoral consensuel, et l’âge électoral porté à 18 ans au lieu de 20 ans ; la mise en place de quotas pour garantir l’inclusion des différents groupes sociaux dans le processus électoral ; un accès des personnes à mobilité réduite à tous les centres de vote ; l’adoption du bulletin de vote unique ; l’adoption de lois électorales à travers l’initiative du Parlement et non uniquement de l’Exécutif, et l’inclusion du code de bonne conduite dans un texte contraignant. En outre, les participants ont recommandé la révision des textes régissant ELECAM, et le strict respect des lois électorales par ELECAM dans l’organisation de son travail et la gestion des processus électoraux. Par rapport au rôle de la Société civile, une meilleure indépendance politique, et son encouragement à poursuivre ses activités d’éducation civique et de sensibilisation, ainsi que la lutte contre l’exclusion sociale et l’adoption d’un cadre légal sur le statut des organisations de la société civile ont été recommandés. Ils ont réitéré le rôle important du Conseil Constitutionnel pour assurer un arbitrage juste du processus électoral et éviter les tensions qui peuvent être sources de violence. Conformément au code électoral, les participants ont également précisé qu’il ne doit pas y avoir des bureaux de vote dans les casernes, les chefferies traditionnelles et les brigades, et que les autorités administratives et traditionnelles ne doivent pas être admises pour l’observation dans les centres de vote.

Enfin et quant au rôle de la CNDHL, ils ont souligné la nécessité pour cette dernière d’être proactive dans le cadre de l’observation du processus électoral et de travailler à suivre la mise en œuvre des recommandations qu’elle formule.