Samedi, Novembre 17, 2018

Exploitation de l’or dans le Canton Yeze: Nécessité d’une protection pour les exploitants artisanaux

Exploitation de l’or dans le Canton Yeze: Nécessité d’une protection pour les exploitants artisanaux

Gabon, Le 24 août 2018

Le 24 août 2018, le Centre est arrivé au terme d’une mission de suivi de ses activités relatives aux droits de l'homme et entreprises avec la Société minière gabonaise - Société équatoriale des mines (SEM). Les activités de suivi comprenaient des réunions techniques pour examiner la mise en œuvre des recommandations de l'atelier de 2017 sur les principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme, une visite de terrain dans les communautés où la société a mené des activités minières et une réunion d'information avec la direction de l’entreprise

Au cours de la visite de terrain du 21 au 23 août, le Centre, accompagné du personnel technique de SEM, a visité les communautés des camps 6, Mybouth 1 et Mybouth 2 dans le Canton Yeze, district de Belinga, dans la province d'Ogooué Ivindo. Le Centre a rencontré les dirigeants communautaires et les chefs de communautés étrangères présentes dans la localité. Les discussions lors ont porté sur le respect ou non des droits de l'homme ou positif) par la SEM et les défis rencontrés.

Il convient de mentionner que les villages visités accueillent un nombre important d’étrangers du Mali, du Sénégal et de la Guinée, qui sont très impliqués dans l’exploitation artisanale de l’or et comptent parmi les plus riches de la localité. Leur activité, ainsi que celle des exploitants locaux / autochtones, sont menacées par la prétendue concession par le gouvernement des sites existants d’exploitation minière artisanale à des exploitants chinois.

Malgré le non-aboutissement des premiers accords entre la SEM et la communauté de Yeze, le chef de Canton tient fermement au retour de la société dans la localité parce que, selon lui, elle a la capacité d’assurer la protection des populations locales contre les abus des exploitants étrangers. « Nous allons en discuter et trouver des solutions, mais d’abord il faut que la société revienne », insiste Megamga Germain, le chef de Canton. Il convient de noter que la SEM a arrêté l’exploitation au site de camp 6 en 2017 sans pour autant règlementer la collecte ou l’achat d’or provenant des exploitants artisanaux.

Les résultats des réunions ont été discutés avec la direction de l’entreprise et des recommandations ont été faites afin d’améliorer la situation.